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INFECTION URINAIRE

QUESTIONS / RÉPONSES

La cystite est-elle une maladie ?

Non - La cystite est un symptôme dûe à l’inflammation de la vessie, associant des envies fréquentes d’uriner à des douleurs lors de la miction.

Des hématuries peuvent survenir, mais jamais de fièvre.
La cause la plus fréquente est infectieuse, mais beaucoup d’autres étiologies peuvent être incriminées.

Elle touche préférentiellement les femmes (ascension des bactéries par l’urètre, beaucoup plus court que chez l’homme).


La cystite est-elle une IST infection sexuellement tranmissible?

Non - Bien que l’on puisse incriminer dans de rares cas un germe sexuellement transmis, la grande majorité des cystites simples de la jeune femme est due à Escherichia coli et quelques autres bactéries qui sont toutes issues de sa propre flore intestinale.


Mais alors, la cystite est-elle favorisée par l’hygiène défectueuse ?

Non - Les femmes, au Moyen-âge faisaient moins de cystite qu’aujourd’hui ! En effet, si l’absence totale d’hygiène peut effectivement favoriser les cystites, c’est l’excès d’hygiène qui est souvent en cause et notamment les savons désinfectants, les douches vaginales qui détruisent la flore vaginale commensale, elle-même protectrice. La fréquence des toilettes intimes ne doit pas excéder 2 fois par jour avec un savon doux à pH neutre. L’hygiène vestimentaire et diététique est également importante : préférer les sous vêtements cotons et les vêtements amples et aérés, éviter les agrumes et les alcools blancs et surtout, boire régulièrement (>1,5 litre/jour)


La cystite est-elle favorisée par les rapports sexuels ou les règles ?
Rarement - Seulement certaines femmes observent cette concomitance pour des raisons anatomiques, la majorité des cystites est favorisée par un ensemble de facteurs dont les principaux sont : la constipation, d’une manière générale, les troubles du transit intestinal, le manque de boisson, la retenue mictionnelle, la grossesse, le diabète…
La cystite aigue nécessite-t-elle un long traitement antibiotique ?

Non - La cystite infectieuse aigue de la jeune femme (moins de 4/an) ne relève, dans la majorité des cas, que d’une observance des règles hygiéno-diététiques en insistant sur les boissons régulières et l’hygiène mictionnelle « buvez-éliminez »

Une antibiothérapie courte et précoce (moins de 6h) en automédication dès les premiers symptômes avec un produit en dose unique est souvent utile et facilement appliquée par les patientes habituées à ce symptôme.

Seules les cystites récidivantes (plus de 4/an) nécessitent un examen cytobactériologique urinaire ECBU avec antibiogramme et une antibiothérapie adaptée de quelques jours afin d’éviter les complications et les résistances bactériennes. Par ailleurs, la prise quotidienne de cranberries a une action préventive certaine.


La cystite infectieuse est-elle fréquemment associée à l’infection d’un autre organe ?
Non - Si parfois, elle est favorisée par une pathologie de voisinage (diverticulite sigmoïdienne, appendicite, infection gynécologique…), la majorité des cystites infectieuses est isolée.

Par contre, mal traitée, elle peut favoriser l’infection d’un autre organe de l’appareil génito-urinaire et notamment le rein. C’est la pyélonéphrite aiguë.


Comment fait-on le diagnostic de Pyélonéphrite aiguë ?
La Pyélonéphrite aigue est l’infection du parenchyme rénal par une bactérie provenant soit d’une infection ascendante après une cystite soit plus fréquemment par voie sanguine ou lymphatique. Il s’agit, la encore, dans la majorité des cas d’un germe de la propre flore de l’organisme sauf dans des cas rares d’immuno-dépression.

La fièvre (> 39°C) et la douleur lombaire sont les deux maîtres symptômes. Sont souvent associés des frissons, des signes de cystite voire une colique néphrétique ou une hématurie.

L’échographie et le scanner font le diagnostic et surtout éliminent une complication (abcès du rein).

L’ECBU et les hémocultures permettent de définir l’agent pathogène en cause et d’adapter le traitement antibiotique qui doit être prolongé au moins quinze jours.

En l’absence de complication, le traitement peut-être entrepris à domicile, mais l’hospitalisation est souvent indiquée les 48 premières heures en raison de l’extrême fatigue qu’engendre cette pathologie.

La convalescence est longue au-delà du mois.


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