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CALCUL URINAIRES

 QUESTIONS / RÉPONSES

Qu'est ce que c'est ?

Calcul (du latin : calculus) , lithiase (du grec : lithos), sont des mots différents pour parler d’une même chose : la pierre. Def : wikipedia Des calculs peuvent être présents dans tout l’appareil urinaire (et ailleurs dans l’organisme : la vésicule biliaire par exemple). Ils se forment préférentiellement dans les reins et dans la vessie et ils peuvent se déplacer dans les canaux (uretère, urètre), qu’ils risquent d’obstruer.

 


 

Est-ce que ça fait toujours mal ?

Pour déclencher des crises douloureuses, les calculs doivent obstruer un canal. En pratique, c’est souvent l’uretère : canal qui va du rein à la vessie. Les urines produites par le rein vont alors être sous pression brutalement car le calcul empèche leur circulation. La douleur est rapidement insupportable. On parle de crise de colique néphrétique. Si l’obstruction s’est installée progressivement, la dilatation n’est pas forcément douloureuse, ou du moins la douleur est supportable (pesanteur tension). Les coliques néphrétiques concernent donc essentiellement des calculs en cours de déplacement dans les uretères. Les calculs qui sont dans les reins donnent rarement des douleurs intenses car ils ne sont pas obstructifs. Les tumeurs dans les uretères non plus car la dilatation s’installe très progressivement.

 


 

Comment sait-on que l'on a un ou des calculs ?

La crise de colique néphrétique est souvent la première manifestation. Il s’agit d’une douleur lombaire unilatérale intense irradiant vers le bas, les organes génitaux, qu’aucune position ne calme, parfois accompagnée de brûlures à la miction, et/ou d’une couleur inhabituelle des urines. C’est l’exemple typique d’une urgence médicale (lien avec les coordonnées d’urgence). Si le traitement par les médicaments de première intention n’est pas suffisant pour calmer la douleur, une hospitalisation est justifiée pour mise en place d’une perfusion. Parfois une opération par urétéroscopie en urgence est nécessaire pour calmer la douleur. L’hématurie peut révéler un calcul. Une crise douloureuse et avec de la fièvre (pyélonéphrite aigüe sur obstacle). Les calculs rénaux peuvent être découverts fortuitement, à l’occasion d’une échographie ou d’un scanner.

 


 

Quels examens permettent le diagnostic ?

Lorsqu’ils sont de nature calcique, les calculs sont visibles sur des radiographies de l’abdomen standards sans injection d’ iode (on parle de clichés de l’ « abdomen sans préparation » ou ASP). S’ils sont composés d’acide urique, ils ne sont pas visibles (calculs radiotransparents.) Dans les reins, les calculs sont faciles à mettre en évidence par échographie alors que dans l’uretère, ils ne sont plus directement visibles par cette méthode. Mais s’ils obstruent le canal suffisamment, la dilatation des voies excrétrices que cela provoque sera facile à voir.

Quels examens permettent le diagnostic ? (suite)

Les deux méthodes de diagnostic (ASP et échographie) sont donc complémentaires, mais leur association est moins sensible qu’un scanner sans injection qui a par ailleurs le mérite de mieux renseigner sur d’autres problèmes qui peuvent donner des douleurs aigües du ventre (appendicite, problèmes génitaux, etc...). Par ailleurs, le scanner non injecté permet d’approcher plus précisement la nature chimique du calcul en mesurant sa densité. On peut avoir recours à d’autres examens (Scanner injecté ou Uroscanner, UIV). Ils nécessitent l’utilisation d’un produit de contraste à base d’Iode auquel le patient ne doit pas être allergique et il faut être à jeun pour les réaliser.

 


 

Quels examens radiologiques
chez la femme enceinte ?

L’échographie est toujours possible, mais les radios et le scanner doivent être évités. Il est possible de réaliser une IRM.

 


 

Et les calculs de la vessie ?

Les calculs de la vessie sont souvent des calculs d’acide urique. Ils se manifestent par des infections, des hématuries, des mictions fréquentes ou parfois ils sont asymptomatiques (découverte fortuite échographique). Ces calculs traduisent, en général, la présence d’un obstacle à l’évacuation des urines le plus souvent dû à un adénome chez l’homme ou une sténose de l’urètre chez la femme.

 


 

Le régime : que boire et que manger ?

Un excellent et grand principe consiste à boire beaucoup. Quelle que soit la nature du calcul , boire beaucoup sera toujours bénéfique pour éviter la cristallisation des urines et la formation d’un calcul. Mais en cas de crise de colique néphrétique, au contraire, il ne faut pas boire car l’apport hydrique va augmenter la distension des cavités rénales responsable de la douleur. Une fois la crise passée, il faut recommencer à boire progressivement pour accompagner la migration, si le calcul n’a pas été éliminé.

 

 

 LE TRAITEMENT pour les calculs des reins et de l'uretère

La lithotritie extra corporelle (LEC)

 

C’est une technique de fragmentation par des ondes de chocs produites par un générateur et qui traversent la peau jusqu’au calcul sans avoir besoin d’opérer. Le calcul est transformé en poudre qui va être évacuée avec les urines. Si les fragments sont gros et se coincent dans l’uretère au cours de l’évacuation, il survient une crise de colique néphrétique. Cette méthode est réservée aux calculs du rein de moins de 20 mm de diamètre et aux petits calculs de l’uretère lorsqu’ils sont au début (jonction pyélo-urétérale et début de l’uretère lombaire) ou à la fin (derrière la vessie). Le traitement se fait au cours d’une hospitalisation ambulatoire, mais si l’ on craint une migration avec crise, il vaut mieux passer une nuit supplémentaire en hospitalisation par prudence.














La néphrolithotomie percutanée (NLPC)


Cette méthode consiste à faire un chenal de travail à travers la peau, jusqu’au rein. Une gaine tubulaire permet le passage de la peau jusqu’au rein (donc percutané) d’un appareil avec une caméra (néphroscope) dans lequel on peut passer les outils de fragmentation et les pinces nécessaires à l’extraction des calculs. Ici l’hospitalisation est plus longue de l’ordre de la semaine. Une sonde vésicale, une sonde urétérale et un drain dans le rein seront nécessaires.

 


 

L'urétéroscopie (UTS)

 

L’urétéroscope est un appareil muni d’une petite caméra pour voir à travers, qui est introduit par la vessie ( via l’urètre dans le pénis chez l’homme ou la vulve chez la femme) poussé dans l’uretère et qui va permettre de remonter dans le canal jusqu’au calcul pour le détruire et/ou l’extraire. L’appareil de fragmentation est passé à l’intérieur. Il peut s’agir d’un lithoclast (sorte de marteau pneumatique) ou d’un LASER. Par urétéroscopie il est possible de traiter les calculs de l’uretère et certains calculs du rein. Au cours de cette procédure est souvent mise en place une endoprothèse urétérale double J. C’est un petit drain qui est laissé pour quelques jours ou quelques semaines dans l’uretère et qui permet aux fragments restants de migrer sans blocage de la voie excrétrice. L’hospitalisation est courte 2 ou 3 jours suffiront.











La chirurgie ouverte


Il arrive assez rarement d’avoir recours à une chirurgie ouverte classique en particulier pour des calculs très volumineux (Coralliformes).





 

 




 

 

 LE TRAITEMENT pour les calculs de la vessie

Ils peuvent être détruits par laser ou appareil de broyage en endoscopie (Lithotriteur mécanique). Leur traitement fait forcément appel au traitement de la cause. Ainsi il n’est pas rare encore actuellement de faire une chirugie ouverte d’adénome de prostate et d’enlever le calcul dans le même temps.

 

 

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